SIUbiParis

La semaine dernière, un rapport était rendu par un cabinet externe au sujet du déploiement des outils d’IA Générative chez Ubisoft. La direction s’empressait d’indiquer aux élu-es que les informations contenues dans le rapport étaient confidentielles.

Si cette demande est infondée d’un point de vue juridique, il est bien compréhensible que la direction ne souhaite pas que les salarié-es découvrent l’étendue de son amateurisme :

  • pas de gouvernance sur le projet, un déploiement anarchique
  • des expérimentations, mais pas de bilan qui en sont tirés
  • pas d’études sur les gains de productivité
  • des estimations de coûts qui ne résistent pas à l’analyse
  • rien sur les impacts côté conditions de travail
  • pas d’études sur les conséquences écologiques
  • aucune réflexion sur l’angle éthique de cette technologie
  • rien sur les impacts en termes d’images auprès de nos joueur-euses
  • pas de plan B si le projet ne tient pas ses promesses

Une fois encore, la direction d’Ubisoft avance à l’aveugle, à la seule force de ces certitudes.

“Quand on ne sait pas où on va, il faut y aller le plus vite possible !”